les perturbations dans les bâtiments agricoles

Les animaux ne boivent pas suffisamment et refusent parfois de rentrer en salle de traite,  … ce sont très souvent des observations faites par les éleveurs .

Les chèvres, les vaches, les brebis  laitières sont très sensibles au perturbations électromagnétiques ou électriques.

Les nombreux équipements électriques et électroniques, structures et matériels métalliques sont des facteurs favorisant l’apparition des phénomènes électriques parasites. Un dysfonctionnement des installations électriques et/ou des équipements de l’exploitation est souvent en cause (défaut de mise à la terre). Les intempéries, l’humidité, les poussières, les chocs et la corrosion (notamment par les lisiers, aliments et engrais) accélèrent leur dégradation et augmentent les risques d’incidents d’origine électrique.

La vérification de l’installation électrique est indispensable. Quelle que soit l’origine des courants parasites, la mise en conformité de l’installation électrique de l’élevage (salle de traite, stabulation…) doit permettre d’assurer la protection des personnes et des animaux face à ces phénomènes.

En cas de problèmes ou de doutes, faites appel à un agent habilité (électricien, auditeur sécurité, conseiller traite et/ou bâtiment…).

Les courants de fuite sont l’une des principales causes des courants parasites perçus par les animaux. Lorsque les installations électriques, comme par exemple la machine à traire ou les clôtures électriques, sont mal isolées ou mal implantées et présentent un défaut de mise à la terre, des courants de fuite se propagent dans les sols et les structures conductrices du bâtiment. Ils induisent alors des différences de potentiels entre les éléments métalliques non connectés entre eux.

Une bonne mise à la terre et l’utilisation de matériaux suffisamment conducteurs permettent d’évacuer ces charges électriques. Relier tous les éléments métalliques entre eux et les raccorder à la prise de terre permet d’éviter ce phénomène. Les interventions sur l’installation électrique, même non alimentée, ne doivent être réalisées que par des agents habilités.

Mais agir uniquement sur le système électrique ne suffit pas. Plusieurs études font que les courants parasites sont des facteurs amplificateurs ou aggravants d’autres facteurs de risque comme l’alimentation des vaches laitières, ambiance et hygiène du bâtiment, pratiques de traite…

Le bloc de traite concentre de nombreux équipements électriques (machine à traire, tank à lait…) soit parfois  près de 70 % de la consommation électrique de l’exploitation. Cet environnement humide avec de multiples éléments conducteurs (lactoduc, tubulaires métalliques…) est un lieu particulièrement sensible aux courants électriques parasites. Dans une très grande majorité des situations, la mise en conformité de d’installation électrique a permis de résoudre les problèmes.

 

L’avis de l’Anses

A la demande du ministère de l’Agriculture, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)  publie régulièrement des rapports d’expertises sur les champs électromagnétiques  basses fréquences .

L’Anses rappelle que la sensibilité des animaux à ces courants est connue et clairement démontrée en situation expérimentale.

L’expertise Ktypic géobiologique est une piste d’amélioration et de compréhension de ces phénomènes.

De plus , certaines nuisances constatées en élevage sont parfois liées aux passages d’eau souterraine et aux failles nuisibles à la santé ainsi qu’aux réseaux telluriques .